Muscles Oculo-moteurs

MOC

Généralités sur la myologie

 

L’Ostéopathie s’appuie sur la physiologie et l’anatomie il importe donc que vos connaissances en ce domaine soient pointues. L’internet propose de nombreux sites qui vous éclaireront.

 

Le muscle

Composée 640 muscles environ, notre musculature outre la verticalité et le mouvement, assure différentes fonctions essentielles à la vie telles que (digestion, thermorégulation, respiration …)

4 types de fibres le composent (tableau emprunté à l’INSTITUT de MYOLOGIE)

-       Muscle lisse, involontaire, c‘est essentiellement le muscle du tissu viscéral, contrôlé par le SNA.

-       Muscle strié activement et volontairement contrôlable, c’est le muscle de la vie de relation.

-       Muscle cardiaque sur le plan histologique est similaire au muscle strié. Son fonctionnement est autonome avec une influence du SNA.

-       Muscle strié à insertion conjonctive est localisé aux sphincters, il présente un contrôle volontaire et involontaire du SNA.

 

 

 

Muscle lisse

 

Muscle strié cardiaque

 

Muscle strié squelettique

Muscle strié à insertion conjonctive

 

Fibres

Allongées, disposées en couches minces

 

Striées

 

Striées

 

Striées

Noyaux

 

Un seul noyau central

 

Un seul noyau central

Multinucléée, (syncytium)

Noyaux périphériques

Multinucléée, (syncytium)

 

 

Myofibrilles

 

Dans l’axe de la cellule (longitudinale)

Groupées divisées dans

le sens longitudinal en disques sombres et clairs alternés

Groupées divisées dans

le sens longitudinal en disques sombres et clairs alternés

Groupées divisées dans

le sens longitudinal en disques sombres et clairs alternés

Contractions

Involontaires lentes

 

Involontaire

 

Volontaire

 

Mixte

 

Localisation

Parois des viscères creux

Vaisseaux sanguins

 

Myocarde

 

 

Sphincters,

autres

Tableau repris au site de l’INSTITUT DE MYOLOGIE

 


MOC

 

On trouve de nombreux textes décrivant les muscles moteurs de l’œil, si nous nous décidons à communiquer sur ces muscles c’est parce que nous croyons pouvoir suggérer une réflexion originale.

 

Dans la cavité osseuse de l’orbite, le globe oculaire est maintenu et mis en mouvement par un groupe musculaire appelé les muscles oculomoteurs (muscles oculomoteurs), comprenant 6 muscles principaux :

4 muscles droits

Ce sont le droit supérieur, le droit inférieur, le droit médial et le droit latéral.

2 muscles obliques

Ce sont l’oblique inférieur et l’oblique supérieur.

Les 4 muscles oculomoteurs droits, ainsi que l’oblique supérieur, prennent origine au niveau du tendon de Zinn situé au sommet de l’orbite (figure n° 1). Le tendon de Zinn est une formation fibreuse solide, blanc nacré qui s’insère sur la partie interne­ de la fente sphénoïdale puis qui se dirige en avant en s’élargissant pour former 4 bandelettes fibreuses divergentes. Ainsi chaque muscle naît directement du tendon de Zinn par ses fibres moyennes et des bandelettes tendineuses pour ses fibres latérales (chacun des muscles droits s’insère sur 2 bandelettes adjacentes).

Deux orifices perforent le tendon de Zinn et permettent le passage dans l’orbite d’éléments vasculo-nerveux :

Les 4 muscles oculomoteurs droits, ainsi que l’oblique supérieur, prennent origine au niveau du tendon de Zinn situé au sommet de l’orbite (figure n° 1). Le tendon de Zinn est une formation fibreuse solide, blanc nacré qui s’insère sur la partie interne­ de la fente sphénoïdale puis qui se dirige en avant en s’élargissant pour former 4 bandelettes fibreuses divergentes. Ainsi chaque muscle naît directement du tendon de Zinn par ses fibres moyennes et des bandelettes tendineuses pour ses fibres latérales (chacun des muscles droits s’insère sur 2 bandelettes adjacentes).

Deux orifices perforent le tendon de Zinn et permettent le passage dans l’orbite d’éléments vasculo-nerveux :

 

Trajet

 

De leur insertion postérieure, les 4 muscles oculomoteurs droits se portent en avant, divergeant légèrement en éventail pour gagner la partie antérieure du globe oculaire qu’ils enserrent de leurs tendons terminaux (figures n° 2 & 3). Ils forment un cône musculaire à sommet postérieur fermé par les membranes intermusculaires.

Les corps musculaires présentent les caractéristiques suivantes :

Aplatis ;

Une longueur moyenne de 40 mm ;

Une épaisseur d’environ 1 mm.

 

Le droit latéral se dirige vers le globe en longeant la paroi externe de l’orbite. Il entre en rapport peu étroit avec la glande lacrymale logée dans l’angle supéro-externe de l’orbite.

Le droit supérieur est séparé de la paroi supérieure de l’orbite par le releveur de la paupière supérieure.

Le droit inférieur répond en bas au plancher de l’orbite par l’intermédiaire de l’oblique inférieur.

 

 

Terminaison

Chaque muscle se transforme en un tendon large de 10 mm environ, long de 5 à 10 mm, de couleur blanc nacré. Les fibres tendineuses de chaque tendon entrent en contact avec la partie pré-équatoriale du globe oculaire puis pénètrent profondément dans la sclère. Chaque insertion est schématiquement curviligne à convexité antérieure. La distance de l’insertion sclérale des muscles­ droits par rapport au limbe croît du muscle­ droit médial au muscle droit supérieur suivant la classique spirale de Tillaux (figure n° 4) :

Pour le droit médial : 6 mm ;

Pour le droit inférieur : 7 mm ;

Pour le droit latéral : 7,5 mm ;

Pour le droit supérieur : 8 mm.

 

Le droit médial et le droit latéral ont une insertion verticale, parallèle au limbe dont le milieu est sur le méridien horizontal du globe. Le droit supérieur et le droit inférieur ont une insertion oblique en arrière et en dehors dont le milieu est un peu en dedans par rapport au méridien vertical du globe. L’insertion est perpendiculaire à la direction du muscle. Pour ces 2 muscles, l’extrémité interne est plus antérieure que l’extrémité externe.

 

 

Les muscles oculomoteurs obliques

 

Oblique supérieur

 

C’est le plus long des muscles oculomoteurs. Il s’agit d’un muscle digastrique.

Origine

 

Le tendon d’origine prend naissance au fond de l’orbite (figures n° 1 & 5), au niveau du tendon de Zinn, un peu au-dessus et en dedans du trou optique, en dedans de l’insertion du releveur de la paupière supérieure. Son origine est située entre les origines du droit supérieur et du droit médial.

Trajet

 

Son trajet comporte 2 parties (figure n° 5) :

  La première parie va de son origine à la trochlée (partie directe de l’oblique supérieur) ;

  La deuxième partie, tendineuse, de la trochlée au globe oculaire (partie réfléchie).

 

Le corps musculaire (30 mm) faisant suite au tendon se porte en avant en longeant l’angle supéro-interne de l’orbite, entre le droit supérieur et le droit médial, (en suivant la direction générale du releveur de la paupière supérieure), jusqu’à la poulie de l’oblique supérieur où il se transforme en un petit tendon (20 mm) qui va se réfléchir à angle aigu pour aller s’insérer sur le globe. Il se dirige alors en arrière, en dehors et en bas. Il est tout d’abord rond après son passage de la poulie puis s’aplatit progressivement en passant sous le droit supérieur.

NB : la poulie de l’oblique supérieur ou trochlée est en forme de « u » (figure n° 6) et située à 5 mm en arrière de l’angle supéro-interne du rebord orbitaire. Elle est amarrée à la paroi orbitaire du sinus frontal. Les sinusites frontales et les interventions sur le sinus frontal peuvent donner des paralysies de l’oblique supérieur.

Terminaison

 

Il passe en dessous du droit supérieur puis s’enroule sur le globe oculaire et s’épanouit en éventail pour s’insérer à la partie supéro-externe de l’hémisphère postérieur du globe oculaire : le quadrant supéro-externe et postérieur du globe oculaire (figure n° 7). L’extrémité antérieure de l’insertion du tendon réfléchi de l’oblique supérieur est située à 4,5 à 5 mm en arrière de l’extrémité temporale du droit supérieur, c’est-à-dire au niveau de l’équateur du globe. L’extrémité postérieure de son insertion se trouve presque à 8 mm au-dessus de la macula et à 7 mm au-dessus du nerf optique.

 

Oblique inférieur

 

C’est le plus court des muscles oculomoteurs et le seul qui ne prenne pas son origine au sommet de l’orbite.

Origine

 

Il naît par de courtes fibres tendineuses du plancher de l’orbite à sa partie antéro-interne, en dehors de l’orifice du canal lacrymo-nasal. L’origine de 1’oblique inférieur est plus basse que son insertion.

Trajet

 

Le corps musculaire se dirige en dehors et en arrière en cravatant le globe par en dessous. Il passe sous le droit inférieur puis il s’enroule sur le globe jusqu’à son attache sclérale. Au départ, le muscle est rond, charnu, puis il s’évase en éventail. Il est lié au droit inférieur sous lequel il passe par une fusion de leurs 2 gaines. L’oblique supérieur et l’oblique inférieur font avec l’axe visuel un angle ouvert en dehors et en arrière de 51° en raison de leur trajet dirigé en arrière et en dehors.

Terminaison

 

Elle se fait par une lame tendineuse très courte étalée dans le quadrant inféro-externe de l’hémisphère postérieur du globe sous le droit latéral. L’extrémité postérieure de la ligne d’insertion de 1’oblique inférieur est très proche de la macula, 1 à 2 mm en dehors. Elle arrive très près du pôle postérieur, à 5 mm seulement du nerf optique. Son extrémité antérieure est à 10 mm en arrière de l’extrémité inférieure de l’insertion du droit latéral. L’oblique inférieur envoie constamment des expansions fibreuses au bord inférieur du droit latéral.

 

 

 

Les fascias musculaires

 

Les gaines musculaires

 

Chaque muscle oculomoteur est entouré par une gaine très mince qui forme un manchon cellulo- fibreux s’étendant de l’origine du muscle à son insertion terminale.

À la partie antérieure, ces gaines musculaires se continuent en avant avec la capsule de Tenon.

L’oblique inférieur est entouré d’un fascia de son origine périostée à son insertion. Dans cette zone, le fascia est considéré comme un véritable ligament suspenseur et s’appelle ligament de Lockwood. Il est formé par la réunion des gaines du droit inférieur et de 1’oblique inférieur.

Les membranes musculaires

 

Les gaines des muscles oculomoteurs sont reliées entre elles par des membranes intermusculaires, également très minces, appelées ailerons musculaires.

Ainsi les gaines musculaires et les membranes intermusculaires délimitent un cône musculo-aponévrotique qui divise l’orbite en 2 portions :

Une portion centrale ;

Une portion périphérique.

 

Lors des reculs ou des résections des muscles droits, ces ailerons sont à sectionner. La gaine du droit supérieur est réunie à celle du releveur de la paupière supérieure par une expansion contribuant à leur synergie d’action (dans le regard vers le haut, la paupière supérieure s’élève automatiquement).

Ligaments musculaires ou ligaments d’arrêt

 

Ils naissent des gaines musculaires de la face externe orbitaire et vont s’insérer aux rebords de l’orbite, aux paupières et à la conjonctive. Ils sont formés d’un tissu fibro-élastique (très dense au niveau du droit latéral).

Rapports

 

Rapports des muscles entre eux

 

Les 4 muscles droits forment un cône musculo-aponévrotique qui divise l’orbite en 2 espaces :

  Un espace intramusculaire ;

  Un espace périmusculaire.

  Le droit supérieur contracte des rapports étroits avec le releveur de la paupière supérieure qui le recouvre en partie. L’oblique supérieur passe sous le droit supérieur.

 

L’oblique inférieur passe sous le droit inférieur.

Rapports des muscles avec la graisse orbitaire

 

La graisse orbitaire ou coussinet adipeux de l’orbite remplit les espaces intra et périmusculaires. Elle est formée de lobules adipeux séparés les uns des autres par de minces cloisons conjonctives.

Rapports des muscles avec les éléments vasculo-nerveux

 

Dans l’espace intramusculaire

 

Cet espace a la forme d’un cône dont la base antérieure répond à 1’hémisphère postérieur du globe oculaire. Les rapports se font avec :

  Le nerf optique

  Il est entouré de ses 3 gaines méningées.

  L’artère ophtalmique

  Elle croise le nerf optique

  Le ganglion ophtalmique

  Il est situé à la face externe du nerf optique.

  Au-dessus du nerf optique

  On trouve le nerf nasal, la veine ophtalmique supérieure et la branche supérieure du III.

  Au-dessous du nerf optique

  On trouve la veine ophtalmique moyenne et la branche inférieure du III.

  En dehors du nerf optique

  Le VI chemine.

  Autour du nerf optique

  On trouve les nerfs ciliaires longs et les artères ciliaires courtes et longues­.

 

Dans l’espace périmusculaire

 

Cet espace est compris entre les parois de l’orbite d’une part et le cône musculo-aponévrotique d’autre part. Les rapports se font avec :

  En haut

  On retrouve le nerf frontal, le IV, les artères sus-orbitaires et lacrymales au-dessus du releveur de la paupière supérieure.

  En bas

  La veine ophtalmique inférieure croise le droit inférieur.

  En dehors

  On trouve le nerf et les vaisseaux lacrymaux.

 

Innervation des muscles oculomoteurs

 

Le nerf oculomoteur

 

Il assure l’innervation motrice du droit supérieur, du droit médial, du droit inférieur et de l’oblique inférieur.

Le nerf pathétique

 

Il assure l’innervation motrice de l’oblique supérieur.

Le nerf abducens

 

Il assure l’innervation motrice du droit latéral.

Corrélations anatomo-cliniques

 

Les muscles droits prennent contact avec le globe oculaire avant leur insertion anatomique à une distance variable selon chaque muscle et constamment changeante pendant les mouvements oculaires. D’un point de vue mé­ca­nique, c’est la vraie insertion physiologique des muscles extra-oculaires. Cet arc de contact, simple contact entre les muscles et la sclère, est d’importance capitale dans la physiologie des mouvements oculaires.

Le muscle imprime un mouvement au globe au niveau de cette insertion physiologique et non au niveau de l’insertion anatomique oculaire. La contrac­tion musculaire diminue l’arc de contact.

 

 

 

Mécanique:

F Excitabilité: c’est une réponse à une excitation transmise par son nerf moteur. Pour l’explorer on utilise l’électromyogramme (EMG).

F Contractilité: c’est la faculté que possède le muscle de se raccourcir et de mouvoir les éléments squelettiques sur lequel il est fixé (biceps). Quand le muscle se contracte, il se raccourcit, s’épaissit et durcit.

F Elasticité: c’est la propriété qu’à le muscle de se laisser allonger par traction et de revenir de manière parfaite à son état initial.

F Tonicité: c’est la capacité du muscle vivant en dehors de tous mouvements de demeurer en état de tension, de légère contraction permanente et involontaire: c’est le tonus musculaire. Ce tonus musculaire dépend du système nerveux.

Ä Thermique: tout muscle qui se contracte produit de la chaleur.