Pied (examen du pied)


 

 

 

 

 

Tous les praticiens introduisent des variantes dans l’examen du pied.

 

Je vous propose celui ci, qui, bien évidemment, s’intègrera dans un examen clinique et para-clinique complet.

 

 

 L’examen du pied amène à rechercher :

  1. Les défauts de l’agencement des différents os qui composent le rayon externe (5, 4es orteils) phalanges, métatarsiens cuboïdes, calcaneus.
  2. Idem pour les défauts de l’agencement des os du rayon interne (3, 4, 5es  orteils) phalanges, méta, 1er, 2, 3e cunéiforme, naviculaire (scaphoïde) talus (astragalus)
  3. L’agencement de ces 2 rayons entre eux et leur correction ostéopathique fait référence pour moi, plus qu’à l’embryologie, à l’évolution de l’espèce humaine. La comparaison du pied des primates, des premiers humanoïdes et de l’homme moderne, montrerait un recouvrement du rayon externe par le rayon interne. Si cette évolution de l’espèce est avérée, et  se poursuit, le pied de l’homme futur, plus étroit, sera plus adapté à la course. Cette constatation a beaucoup d’importance dans la prise en charge ostéopathique du pied du patient (voir cours), car ce «recouvrement» est rarement le même d’un patient à l’autre, et a souvent besoin d'être repris.
  4. Hallux valgus
  5. Coup de vent externe des 1, 2, 3es  orteils, et interne des 4, 5es orteils.
  6. Effondrement de la voûte plantaire (pieds creux, pieds plats).
  7. Orteils en griffes, surtout chez la femme de plus de 50 ans : l’hérédité, port de chaussures inadaptées (trop serrées, talons hauts…)…
  8. Talus varus, valgus, genu varum ou valgum.
  9. Enfin, selon l’interrogatoire, on pourra suspecter :

   a.    Syndrome Morton: l’irritation d’un nerf plantaire impose, au bout de quelques minutes de marche, le  déchaussement.

   b.    Syndrome algique du 2e rayon, plus fréquent que le Morton, est une sub-luxation progressive du 2e orteil (plus souvent). Douloureux surtout au début.

  c.     Bursite inter métatarsienne sur l’avant-pied.

  d.    Les tendinites sont fréquentes au niveau de l’arrière pied;

                                   i.     Myo-aponévrosite plantaire, avec/sans épine calcanéenne (inflammations tendineuse, aponévrotique   plantaires, ou micro dilacérations des tissus).

                                  ii.     Tendinite d’Achille  (inflammation du tendon calcanéen).

                            iii.     Tendinite du tibial postérieur (inflammation du tendon jambier postérieur).

                             iv.     Tendinite des fibulaires : inflammation des tendons péroniers/fibulaires.

Cette inflammation peut provoquer l’apparition d’une épine, douloureuse ou asymptomatique. Celle-ci signe l’ancienneté de la pathologie.

Ces tendinopathies sont favorisées par le dérèglement de la posture ou l’aggravent. Il est donc préférable, comme toujours en ostéopathie, de choisir le traitement général au traitement symptomatique.

 

Elles s’accompagnent d’un affaissement du pied (« pronation ») (Kapandji 1977, Bensussan et Nicolas 1983), qui potentialise les contraintes au niveau du pied (Villeneuve 2003) et du membre inférieur (Branswaithe et al 2004, Fong et al 2008), par les compressions et tensions qu’il entraîne. Le surpoids favorise aussi ces contraintes.